Une grande tristesse : ce matin, réveil à 4 heures, très difficile pour Kadidia mais nous y arrivons ; à 4h15 nous la mettons dans le taxi, avec un ami qui l'accompagnera jusque Niafounké, pour aller prendre le car de 6 hr (mais il faut arriver avec une heure d'avance). Surprise, le taxi est là, devant la porte et il les attend. Nous nous recouchons jusqu'à 7hr, et repartons pour aller aider un autre ami à acheter un terrain de un hectare pour faire du maraîchage ; à 5hr Kadidia nous réveille au téléphone pour nous dire qu'elle a oublié son cable pour son lecteur de MP3 ; il faudra lui faire passer à Niafounké par le prochain voyageur qui s'y rendra.

Notre ami a fait 7 années de comptabilité mais n'a pas trouvé de travail ; depuis un an, il exerce le métier de chercheur d'or, dans une mine artisanale près de Kayes ; c'est très dur et dangereux ; le puits à 1,5 m de diamètre et de 20 à 100 m de profondeur ; il est étayé par des troncs d'arbres, et creusé à la main et au seau ; une fois le filon atteint, on est dans l'eau et là, 6 personnes peuvent descendre pour extraire le minerai du filon qui est généralement sous la forme d'une couche inclinée ; 60 personnes travaillent sur le puits, et ils travaillent par équipe en H 24 ; ils sont rémunérés par la répartition de quelques kg du minerai extrait, d’où ils doivent eux même récupérer l'or, s'il y en a ; ils utilisent le mercure ; notre ami n'a pas eu la chance, et il a gagné tout juste de quoi vivre pendant cette année ;

Demain nous faisons nos bagages, et samedi nous allons mettre le 4X4 sur cale et enlever les batteries ; nous prendrons l'avion vers 23H30 et sommes sensés atterrir à Montpellier dimanche à 10H20, Inch Allah ; ce sera la fin d'un très bon mois passé dans ce Mali que nous aimons ; en espérant bien pouvoir y passer trois mois l'année prochaine ;